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Tour de Corse 1967 : les
débuts de la gloire
1967 marquera le
début de l’irrésistible ascension de LANCIA en rallyes.
Tout avait
failli bien commencer au Monte Carlo cette même année, mais le sort
en décida autrement.
C’est donc sur
l’île de beauté que Sandro MUNARI, chef de file de la squadra corse
de Cesare FIORIO a enfin imposé sa Fulvia HF sur un terrain où les
pilotes français et leurs Renault semblaient intouchables. Pensez
donc : 14 voitures pour la marque au losange (Alpine A110 et R8
Gordini) mais aussi les Mini toujours performantes et surtout la
redoutable Porsche 911 de Vic ELFORD qui jouait l’épouvantail cette
année-là.
Face à cette
opposition, LANCIA alignait quatre Fulvia 1.3 HF (dont le moteur
avait été réalésé à 1410 cm3) pour MUNARI, CELLA, TOIVONEN (le père
du « petit prince » Henri TOIVONEN) et ANDERSSON. Mais dès le
départ, il n’y eu aucun suspense. MUNARI assomma d’emblée tous ses
adversaires en remportant la quasi-totalité des épreuves spéciales.
Au final, il
s’impose devant son coéquipier TOIVONEN (ce qui accentue encore un
peu le triomphe de la firme italienne) et la 911 d’ELFORD (dont la
puissante monture fut sans doute pénalisée par une météo difficile).
Ce fut donc le premier succès d’une longue série pour Sandro MUNARI
et LANCIA, qui s’acheva en 1977 au volant de la Stratos, mais ceci
est une autre histoire…

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Monte Carlo 1972 : enfin le
Graal
Le rallye de
Monte Carlo : le plus prisé et le plus populaire des rallyes, celui
dont chaque pilote et chaque constructeur rêve d’accrocher un jour à
son palmarès. LANCIA s’y est déjà imposé en 1954 (Louis CHIRON sur
une Aurelia) mais c’était un autre temps, avant l’époque moderne des
temps scratch en spéciales. Depuis lors, PORSCHE et ALPINE se
partagent la prestigieuse victoire. Mais cette année, LANCIA va
enfin toucher le Graal. Et pourtant rien n’était gagné d’avance.
PORSCHE 911 S (240 ch) et ALPINE A110 (180 ch et 640 kg) devaient
encore jouer entre eux pour la gagne d’autant que leurs pilotes
comptaient parmi le gratin d’alors : LARROUSSE et WALDEGAARD chez
PORSCHE, THERIER, ANDERSSON, NICOLAS, ANDRUET et DARNICHE pour
ALPINE. Les coupés Fulvia 1.6 HF (160 ch seulement pour 850 kg)
semblaient un cran en dessous malgré ses pilotes de premier ordre :
MUNARI (encore et toujours), LAMPINEN, BALLESTRIERI, KALLSTROM
(double vainqueur du RAC 1969 et 1970 sur Fulvia) et BARBASIO.
Oui mais voilà,
si les transmissions des ALPINE 1800 Groupe 4 n’ont pas digérées
l’augmentation de la cylindrée des moteurs, si les pneumatiques des
911 n’étaient pas les plus adaptés aux terrains changeants du
Montecarlo, il ne faut pas oublier la formidable prestation de
MUNARI, à l’aise aussi bien sur le sec que sur les routes enneigées
du Turini. L’année passée déjà, il était en tête du rallye avant
qu’une tempête de neige ne le relègue dans les profondeurs du
classement. Mais pas cette fois-ci, il a tenu là où les autres ont
craqué. LANCIA s’impose enfin à Monaco. La première d’une série de 4
victoires pour MUNARI (un record). Mais si 1972 est l’année de tous
les succès pour la Fulvia (victoires au Maroc, au San Remo et le
titre mondial au bout), sa remplaçante est déjà en préparation :
Cesare FIORIO a bien compris que le V4 était à bout de développement
et qu’une traction ne pouvait rivaliser sur tous les terrains du
championnat face aux ALPINES et aux PORSCHES. La Stratos va bientôt
arriver pour permettre à LANCIA de dominer la planète rallye pendant
presque une décennie…
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